Venise – d’après John Ruskin

VENEZIA – From JOHN RUSKIN
pencil and watercolor
13 x 10,5 cm
2026

Une aquarelle peinte rapidement à Venise, devant le Ponte dei Pugni, d’après une esquisse de John Ruskin.
Ruskin, comme on peut clairement le voir, était lui aussi sur une gondole et son point de vue était donc très bas, bien plus bas que celui dont bénéficient habituellement ceux qui marchent sur les fondations.
C’est pourquoi j’utilise souvent ce dessin dans mes cours d’histoire de l’art. Le point de vue est important. Les observateurs du passé étaient différents de nous, et s’il est vrai que l’espace est produit par l’observateur, Venise est un lieu qui nous permet de réfléchir à ce concept.
Comme Ruskin, que nous imaginons assis dans une gondole avec un album de dessin et le minimum d’instruments nécessaires pour peindre ses aquarelles, ou utilisant seulement un crayon en trois couleurs : un gris-bleuâtre, du bleu pour le ciel (créé avec la technique mouillé sur mouillé) et quelques touches d’ocre orange.

Nocturnes

Neuf études pour la réalisation de fonds pour une lecture théâtrale. Ma contribution à l’animation d’une petite bibliothèque associative rendue vivante grâce aux efforts collectifs des habitants d’un quartier d’une ville du nord de l’Italie. Cette réalisation m’a donné l’occasion d’étudier les effets chromatiques des lumières nocturnes à l’intérieur et à l’extérieur, un thème que j’enseigne dans mes cours de dessin, de peinture et d’histoire de l’art.

NOCTURNES
2025
Digigraphes tirés de 9 dessins originaux (marqueurs et encre de Chine) sur papier
14 x 20 cm

Fragonard au Musée du Luxembourg

 

FRAGONARD AU MUSÉE DU LUXEMBOURG
November 2015
Stylo sur papier
20 x 30 cm

J’ai réalisé ce dessin sur invitation au Musée du Luxembourg, à Paris, lors de l’exposition consacrée à Jean-Honoré Fragonard.
Quelques jours après les attentats de novembre 2015, dans un Paris militarisé et effrayé, j’ai cherché une soirée de paix dans le dessin. Compte tenu de mon état d’esprit, mon dessin a été réduit à un seul panneau, où je représentais les œuvres, leur sensualité dans un contexte si contrasté avec la situation dans laquelle je me trouvais. J’ai voulu représenter dans l’œuvre aussi aux autres artistes présents, considérant notre travail, comme les œuvres que nous étudions, un acte de résistance contre la barbarie et l’obscurantisme.